Obama à la tête d'une dictature militaire aux USA ? Yes I Can!

Publié le par Pepshe

Lors de son discours devant le Comité du Sénat sur les Renseignements, le nouveau directeur des renseignements intérieurs, Dennis Blair, un ancien militaire de carrière, amiral dans la Marine US, a mis en garde contre la menace que pose l'enracinement de la crise capitaliste mondiale, la qualifiant de menace à la Sécurité Nationale US. il a également prévenu que si elle se poursuivait cela pourrait déclencher un retour à "l'extrémisme violent" des années 20 et 30. Ces estimations sont contenues dans un rapport annuel intitulé " Annual Assessment Threat" présenté par Blair de la part de 16 agences de renseignements US. Elles sont en nette rupture avec celles faites les années précédentes qui elles se concentraient sur la menace "terroriste" et les préoccupations liées aux deux guerres (Afghanistan/Pakistan depuis l'année dernière, et Irak) initiées par Bush et qu' Obama a repris à son compte. Ces remarques laissent sous entendre qu'une crise économique qui engendrerait une contraction de l'économie et l'augmentation du chômage en parallèle de même que la réduction des dépenses sociales, pourrait déclencher des luttes de classes avec menace d'une révolution sociale. Blair a affirmé que la menace de soulèvements révolutionnaires causés par la crise est mondiale. Il a également insisté sur le fait que la crédibilité du capitalisme américain avait été sérieusement touché au niveau mondial à cause des malversations financières et le manque de contrôle sur les marchés financiers US, capitalisme devenu vulnérable aux critiques contre le libre échange ce qui rendra particulièrement difficile les objectifs à long terme des US de mondialisation du système capitaliste.

Les références de Blair au retour des conditions d'un "extrémisme violent" des années 20 et 30 constituent en fait une mise en garde à l'élite dirigeante que le capitalisme américain et mondial allait être confronté au spectre d'une remise en cause révolutionnaire de la part des travailleurs.

Derrière la façade tout sourire et la grande offensive de charme d'Obama, se cache tout un appareil sécuritaire national qui est entrain de planifier des mesures contre révolutionnaires

Fait sans précédent pour une Administration Démocrate, un certain nombre de nominés à des postes clés sont des militaires à la retraite. En plus de Blair, Obama a nommé pour servir dans son cabinet deux autres officiers militaires quatre étoiles qui ont pris récemment leur retraite : l'ancien général des Marine, James Jones, nommé comme Conseiller à la Sécurité Nationale, et l'ancien chef d'état major de l'armée, le gl Erik Shinseki, comme Secrétaire pour les affaires des anciens combattants. Ces nominations d'officiers de haut rang comme proches du Président sont perçues par certains comme une sérieuse menace aux droits démocratiques de base aux US.

Un rapport intitulé "Known Unknowns: Unconventional ‘Strategic Shocks' in Defense Strategy Development,", publié en Novembre dernier dans un magazine du Collège Militaire de l' Armée US, indiquait que le Pentagone et les services de renseignements se préparent pour ce qu'ils considèrent comme une crise historique de l'ordre existant qui pourrait nécessiter l'utilisation des forces armées pour contrer les luttes sociales au sein de la nation américaine. Ce rapport insiste sur le fait que l'armée US doit se préparer à une "dislocation violente, stratégique, à l'intérieur des Etats Unis" qui pourrait être provoquée par un "effondrement imprévu de l'économie" ou un " arrêt du fonctionnement de l'ordre politique et juridique". Le rapport déclare : " la violence civile largement répandue aux US obligerait l'armée à réorienter ses priorités "in extrémis" pour défendre l'ordre intérieur de base."

En d'autres termes, une intensification brutale de la crise capitaliste en cours, s'accompagnant du déclenchement de luttes de classes et de menace d'une révolution sociale à l'intérieur même des US, pourrait obliger le Pentagone à rappeler une partie des troupes menant actuellement des guerres d'occupation en Afghanistan et en Irak, pour les utiliser contre les travailleurs américains.

Toujours selon ce document, " dans des circonstances les plus extrêmes, cela pourrait inclure l'utilisation de la force militaire contre des groupes hostiles à l'intérieur des Etats Unis. De plus, DOD (Departement de la Défense) serait, par nécessité, un centre vital pour la continuité de l'autorité politique en cas de perturbations ou conflit national civil ou dans plusieurs états. " Bien sûr la phrase " un centre vital pour la continuité de l'autorité politique"

Le Président Obama est le chef des armées. Dans une telle situation, qu'on ne peut écarter comme fantaisiste compte tenu de l'amplitude de la crise économique aux US, il deviendrait le premier dirigeant d'une dictature militaire aux USA.

Obama Dictateur : Yes I Can !
est un euphémisme pour dictature militaire.


Sources de certaines informations : http://www.wsws.org/

Publié dans Politique

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Pepshe 27/02/2009 13:20

Merci Eva

Eva, R-sistons à l'intolérable 27/02/2009 00:40

Merci de m'avoir mise en lien, je vais en faire autant pour toi, amitié eva

Eva, R-sistons à l'intolérable 27/02/2009 00:38

Bravo pour ce texte, je le publie maintenant ! et bravo pour ton blog, je viens de m'y abonner (newsletters pour ne pas recevoir trop de mails)

cordialement eva

je crois que je vais en faire un post !