Sarkozy s'installe dans l'impopularité mais reste sûr de lui

Publié le par Pepshe

Cet homme n'a absolument aucun respect pour les français. Il se moque de savoir s'il est populaire ou pas et continue sa comédie nauséabonde, regardant la France de haut. N'étant qu'un pantin politique, il fait ce qu'on lui dit de faire. Bravo Mr le Président de la "Ripoux-blique" !

Englué dans les difficultés, de l'interminable crise antillaise à l'affaire Pérol en passant par les mauvais chiffres répétés du chômage, Nicolas Sarkozy s'est installé dans l'impopularité mais continue, malgré les critiques, à afficher une foi inébranlable dans sa méthode.

Depuis un mois, les sondages se suivent et se ressemblent tous. La cote de confiance du président y dégringole au point de flirter avec l'étiage atteint il y a un an lorsque les Français lui reprochaient amèrement sa période "bling bling".

Dernières études: moins 7 points dans le baromètre Ifop pour le Journal du Dimanche à 37% de satisfaits, et moins 6 dans celui réalisé par BVA pour Orange, L'Express et France-Inter à 41% de satisfaits.

Et les critiques pleuvent de toutes parts. Contre une politique économique qui, pour la gauche et les syndicats, a oublié la consommation mais, pour le Medef, fait la part trop belle au social. Contre son intervention tardive dans la crise en Guadeloupe. Ou encore la nomination contestée de son collaborateur François Pérol à la tête du groupe Banque populaire/Caisse d'épargne.

A en croire son entourage, Nicolas Sarkozy reste toutefois serein face à cet empilement d'ennuis. Il ne veut y voir que la traduction "normale" du jeu politique et de l'inquiétude des Français face à la crise.

"Que voulez-vous que les socialistes disent d'autre ?", soupire-t-on à l'Elysée. "Depuis le début de la crise, nous n'avons pas fait une seule erreur", se félicite-t-on, "le sommet social a apaisé les manifestations et le calme est revenu en Guadeloupe".

Quant à sa chute dans les sondages, le chef de l'Etat fait mine de s'en désintéresser. "Ce n'est pas parce que les gens rouspètent à cause de la crise qu'ils n'ont plus confiance en lui", estime-t-on à l'Elysée, "vous croyez vraiment qu'ils se disent +qu'est-ce que ce serait mieux avec François Bayrou ou avec Ségolène Royal ?"

Si elle ne semble pas perturber outre-mesure le locataire du "château", sa chute dans les sondages commence toutefois à agiter les rangs de sa majorité, où certains pointent du doigt les dangers de la "méthode" Sarkozy.

"Par temps calme, les défauts du président ont été acceptés comme une contrepartie de son volontarisme", estime le député UMP Hervé Mariton, "mais dans la tempête, ils ont plus de mal à passer".

Avec d'autres, l'élu villepiniste de la Drôme lui reproche de "ne pas faire de l'emploi sa seule priorité", "le suremballage médiatique de ses annonces" et un "manque de respect des corps intermédiaires". "Une correction est nécessaire pour éviter d'aller de blocage en blocage", avertit M. Mariton.

Un conseil que le chef de l'Etat balaie d'un revers de main, tout comme la perspective d'une mise en retrait pour cause de surexposition médiatique. "En période de crise, ce que les gens veulent, c'est que le capitaine mène le bateau, qu'il fasse le travail, qu'il prenne des paquets de mer sur les épaules et qu'il ramène le bateau au port", tranche-t-on à l'Elysée.

Dans les semaines qui viennent, Nicolas Sarkozy entend donc bien continuer à tenir le haut de l'affiche, malgré les difficultés. "Les prochains mois seront encore mauvais", pronostique-t-on, "le plan de relance ne portera pas ses fruits avant avril, mai ou même juin".

Alors le chef de l'Etat mise donc sur le facteur temps. "Un peu plus de trois ans encore" le séparent de 2012, fait valoir son entourage, rappelant que leur impopularité n'avait pas empêché les réélections de François Mitterrand en 1988 ou de Jacques Chirac en 2002. "Nous avons du temps", insiste-t-on, "le calendrier politique est raccord avec le calendrier économique".

AFP Philippe ALFROY

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