L'euro ne deviendra pas calife à la place du calife

Publié le par Pepshe

Ce matin, l'euro s'est de nouveau affaissé face au dollar, à un peu moins de 1,26. "Les investisseurs ont vendu de l'euro après le refus d'Angela Merkel de dire si l'Allemagne offrirait son aide à un pays européen en crise financière", nous apprend l'AFP.


Les temps sont durs pour la monnaie unique. En début de semaine, ce sont les menaces par Moody's de dégradation de la note de certaines banques occidentales ayant des filiales en Europe de l'Est qui l'avaient fait plonger. Et si encore l'euro ne se dégradait que face au dollar... mais non, il se dévalue aussi face au yen ou au franc suisse. Pour prendre la mesure de la dégradation de la monnaie européenne, nous vous proposons une comparaison sur un an de l'évolution du l'euro face au dollar, au yen, à la livre sterling et au franc suisse, à découvrir en lisant la suite.


L'euro pâtit de la mauvaise situation économique des certains pays européens – de plus en plus nombreux. Endettés, en déficit et déclassés par les agences de notations, ces Etats fragilisent la monnaie unique, comme l'expliquait Alexandra Voinchet dans MoneyWeek : "Sans surprise, ce sont les économies les plus faibles et les plus endettées qui se dégradent le plus vite. La dette est partout : publique dans le cas de l'Italie et de la Grèce où elle pèse 100% de la richesse nationale, privée en Espagne et en Irlande, victimes d'une bulle immobilière, dans les banques".


Dans l'Edito Matières Premières & Devises, Jérôme Réviller, notre spécialiste du Forex, avance une explication supplémentaire à la faiblesse de l'euro : "notre monnaie aurait pu profiter de la situation générale pour s'émanciper en grande monnaie de référence, et laisser le dollar s'empêtrer dans son déficit. Il n'en a rien été. Le principal problème de l'euro, c'est la Zone euro, son organisation et ses administrations. [...] La BCE est illisible, et la mise en place d'un pouvoir central de décision économique a échoué, et cela depuis 10 ans."

A force de s'effondrer, l'euro ne risquerait-il pas d'imploser ? Selon Frédéric Laurent, le rédacteur de Vos Finances - La Lettre du Patrimoine, c'est en tout cas l'hypothèse défendue par certains spécialistes, financiers ou économistes...


Simone Wapler me donnait hier son avis sur la question. Selon elle, cette sortie de l'euro est inenvisageable en particulier pour les gouvernements qui ont émis des dettes souveraines en euros. Prenons l'exemple imaginaire, d'un pays, la Goublonovie. Si elle sortait de la monnaie unique et retournait à son ancienne monnaie, le goublon, celui-ci serait automatiquement dévalorisé. Devise d'un petit pays isolé et plongé dans la crise, le goublon n'attirerait personne... et le gouvernement goublonovien serait acculé à la dévaluation. La Goublonovie serait alors obligée de rembourser ses dettes dans une monnaie – l'euro –devenue subitement bien trop chère pour elle. Aucun gouvernement, goublonovien ou autres, ne prendrait ce risque.

Dans tous les cas, fragilisé, l'euro est de moins en moins crédible en tant que monnaie de référence alternative au dollar.


Mais, petite consolation, la monnaie unique européenne a de très nombreux compagnons de galère : en ce moment, le dollar se reprend face à toutes les autres devises alors qu'on pouvait le penser moribond, laminé par la montagne de dettes du gouvernement américain et la politique "planche-à-billetiste" de la Fed. Mais tel un poulet auquel on aurait coupé la tête, le billet vert continue de courir... et il semble même parti pour tenir la durée d'un marathon. Alors même si le dollar – monnaie de référence et planche de salut en période de crise – est légèrement essoufflé, les autres monnaies fiduciaires sont bien plus proches de l'épuisement que lui.

Pour Jérôme Révillier, cette glissade généralisée des devises face au dollar est une situation idéale pour profiter du marché des devises, le Forex. En déterminant au plus juste, les différentiels entre les monnaies entre elles et face au dollar, Jérôme Révillier permet aux abonnés de son service Agora Forex d'engranger les gains, régulièrement et en toute sécurité.


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- "Cinq millions de Livrets A ouverts depuis le 1er janvier", titre Les Echos. Depuis le début de l'année, les banques ont toutes le droit de commercialiser le placement préféré des Français... et la bataille fait rage entre les différentes banques pour attirer les épargnants... Dans MoneyWeek, Alexandra Voinchet vous met en garde contre les pièges des supers Livrets A. Pour lire son article...

Publié dans Economie

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